La cantine de la maison de la culture arménienne à Paris.

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La cantine de la maison de la culture arménienne à Paris. 4

Zazie, vous vous êtes rendus pas très loin d’ici, rue bleue ?

Oui, je suis allée dans un endroit que j’aime beaucoup, François Régis : c’est la cantine de la maison de la culture arménienne dans le 9ème arrondissement de Paris, c’est une adresse dont vous parlez dans votre livre On va déguster Paris.

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C’est dans le chapitre Paris ville monde où vous avez recensé 413 adresses de 64 pays, c’est un chapitre qui m’a particulièrement plu car il montre bien que la richesse et la diversité de la gastronomie parisienne se sont construites aussi grâce à toutes les vagues d’immigrations.

Et donc vous Zazie, vous avez décidé de faire une pause en Arménie ?

Oui, vous le savez, mon nom de famille est Tavitian, un nom arménien. Mon histoire avec Paris est aussi une histoire d’immigration / mes arrières-grands parents paternels Pegrouhi et Noubard sont venus vivre à Paris dans les années 30. Ils venaient de Turquie et n’ont jamais vécu dans l’Arménie telle qu’on la connaît actuellement. Alors je crois que comme pour de nombreux arméniens, et plus largement d’immigrés, la cuisine était une façon de se sentir chez eux et de garder un lien avec leur pays de naissance.

Et se sentir chez soi, comme à la maison, je crois que c’est l’effet que fait cette cantine a beaucoup de personnes d’origine arménienne mais pas seulement, tout le monde se sent chez soi ici. Il faut dire qu’on y est accueilli très chaleureusement par Tchinar Arakelian / C’a fait une vingtaine d’années qu’elle s’occupe de la cantine avec son mari Mamikon, qui est en cuisine. J’ai demandé à Tchinar de me raconter son histoire :

Zazie vous avez donc été obligé de rester manger un bortsch, c’était bon ?

Oui c’était délicieux ! Ce jour-là il y avait aussi des kinkalis, des raviolis géorgiens des petits raviolis russes les pilmenis : et ça qui est intéressant avec la cuisine arménienne, comme de nombreuses cuisines d’ailleurs : elle raconte aussi une histoire géopolitique … On retrouve notamment dans la cuisine arménienne les influences soviétiques, caucasiennes et aussi orientales avec des plats variés… mais je crois qu’il y a bien quand même un plat que l’on retrouve partout ce sont les baklavas, petites pâtisseries à base de pâtes filo.. Alors, il en existe différentes variantes. je vous ai apporté ceux de Tchinar. Et j’ai aussi indiqué sur le site de l’émission la recette que prépare mon père, un baklava 100% noix, sans miel.

Et ce restaurant Zazie, tout le monde peut y aller ?

Oui, alors il est un peu caché, je vous mets toutes les infos sur le site, c’est assez petit donc je vous recommande de réserver et surtout d’être gentil avec Tchinar et Mamikon.

La cantine de la Maison de la Culture Arménienne de Paris

17 Rue Bleue, 75009 Paris

la page Facebook de La cantine de la Maison de la Culture Arménienne de Paris

LA RECETTE DU BAKLAVA DE MON PÈRE

Recette issue du livre de Gérard Markarian, 100 recettes de cuisines arméniennes Editions Grancher

Ingrédients -500 g de pâte à filo -350 g de noix broyées -250 g de beurre fondu

Pour le sirop – 350 g de sucre – Le jus d’un petit citron – 25 cl d’eau

1. Sur la plaque du four, disposez la moitié des feuilles de pâte à filo, puis couvrez-les de noix broyées.
2. Recouvrez du reste de feuilles de pâte à filo, puis enduisez de beurre.
3. Coupez le baklava en triangles, puis enfournez et faites cuire à 160°pendant 25 minutes.
4. Sortez le baklava du four et laissez refroidir.
5. Pendant ce temps préparez le sirop : dans une casserole, versez l’eau, le sucre, le jus de citron et portez à ébullition.
6. Versez le sirop brûlant sur le baklava froid.

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